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Une
visite Au Bon Repos, peut aussi être l'occasion de découvrir
un quartier haut en couleurs, et très riche au niveau du patrimoine
historique.
Au
départ de la place de la Chapelle, il est possible d'effectuer
une boucle à travers le quartier qui permet de découvrir
bon nombre de curiosités. Une visite que l'on agrémentera
au besoin, d'une découverte gastronomique, grâce aux nombreux
restaurants répartis à travers tout le quartier. A faire
dans sa totalité, ou en partie, selon le temps dont on dispose.
Pour
des raisons pratiques, la promenade démarre place de la Chapelle,
face Au Bon Repos, et emprunte la rue Blaes, en direction du Vieux Marché.
Cette rue parallèle à la rue Haute, fut percée
en 1855, à l'initiative de l'échevin Blaes. Depuis quelques
années, de nombreux brocanteurs et antiquaires s'y sont établis.
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L'église
des Brigittines, construite en style italo flamand, en 1667. |
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Juste après l'immeuble du Bon Repos, prendre la petite rue qui
descend à droite en direction de l'église des Brigittines,
construite en style italo flamand, en 1667. Désaffectée
en 1784, celle-ci servit au fil des siècles, tour à tour
de dépôt pour prisonniers de guerre, de chauffoir public,
d'école, de magasin de bières et de bois, de boucherie,
et même de salle de bal. Depuis quelques années, elle sert
d'espace culturel, en liaison avec la Maison de la Bellone. On ne quitte
pas la chapelle sans un regard vers les installations ferrovières
de la jonction Nord-Midi. Inaugurée en 1952, cette " jonction
" permet aux trains, la traversée souterraine de la ville
entre la gare de la Chapelle et la gare du Nord.
Un
simple regard sur la largeur et le nombre de voies, permet d'imaginer
les dégâts occasionnés au tissu urbain, lors de
la réalisation de cet ouvrage. Des centaines de maisons, ont
disparu et avec elles, bon nombre de souvenirs.
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La
gare est à présent
" occupée " par l'asbl Recyclart |
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La gare est à présent " occupée " par
l'asbl Recyclart, qui avec l'aide de crédits européens
s'efforce de la revaloriser, et de gommer la cassure entre les quartiers
déchirés depuis des dizaines d'années. On rejoint
la rue Blaes en remontant la rue Notre-Seigneur.
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Jardin
d'enfants, construit en 1895, par Victor Horta. |
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A hauteur de la rue Saint-Ghislain, à voir au n°40, un immeuble,
qui abrite un jardin d'enfants, construit en 1895, par Victor Horta.
Pratiquement, en face, la façade, très austère,
du Mont-de-Piété, devenu depuis 1923, la Caisse Publique
de Prêts sur gages, cache en fait, une véritable caverne
d'Ali-Baba. Dans l'axe de la rue, on remarque tout au fond, le bâtiment
des archives de la ville de Bruxelles, installé dans les anciens
magasins Jules Waucquez. On retourne sur ses pas, pour reprendre la
rue Blaes.
Chemin
faisant, remarquez un peu plus loin, à droite, (rue des Capuçins),
une intéressante fresque murale, tandis qu'au carrefour suivant
mais cette fois à gauche, ne pas rater la rue des Renards, avec
son allure de petit Montmartre).
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Place
du jeu de balle. |
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Notre promenade nous amène à la Place du Jeu de Balle,
ou place du Vieux Marché, aussi appelée place du Marché
aux Puces, en raison même du marché qui s'y tient tous
les jours de la semaine, depuis 1873. Un paradis pour les chineurs.
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Fresque
murale de Boule et Bill. |
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Faire un léger détour par la rue du Chevreuil (à
droite de l'église), afin d'observer la fresque murale de Boule
et Bil, ainsi que la façade des " Bains de Bruxelles ".
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L'ancienne
caserne des Pompiers. |
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On ne quittera pas la place par un détour par l'ancienne caserne
des Pompiers. Construite
en 1863 par l'architecte Poelaert, celle-ci fut désaffectée
en 1980. Depuis, elle a bénéficié d'une importante
rénovation. Des logements occupent les étages, tandis
que des commerces ont été aménagés dans
les anciens garages. Le porche a été transformé
en galerie d'art.
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Logement
social. |
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En quittant la caserne, et en restant sur le même trottoir, prendre
la première rue à gauche (rue de la Rasière). Cette
rue longe une cité de logements modestes. Crée par l'architecte
Hellemans, celle-ci fut achevée en 1914. Considérée
à l'époque comme " cité ouvrière modèle
", elle constitua un véritable projet pilote, dans le domaine
du logement social. Celle-ci abrite 272 appartements.
On
traverse la cité en empruntant l'une des rues, dont les noms
évoquent des métiers . Toutes aboutissent dans la rue
Pieremans, que l'on remonte vers la gauche jusqu'à atteindre
la rue Haute.
Probablement l'une des plus anciennes voiries de la ville, puisque déjà
mentionnée à l'époque galo-romaine. L'énorme
bâtiment en briques abrite l'Hôpital Saint-Pierre, construit
à l'emplacement d'une léproserie. Le vaste immeuble édifié
en 1935 abrite aussi l'administration du Centre Public d'Aide Social.
Sur demande, on peut visiter le musée du C.P.A.S., lequel abrite
un véritable trésor. La plupart des uvres exposées
proviennent d'anciens couvents.
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La
Porte de Hal. |
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On peut bien évidemment, poursuivre sa promenade par la droite,
en direction de la Porte de Hal, distante de 250 mètres, mais
il faudra alors revenir quelque peu sur ses pas. Bien que maladroitement
restaurée en 1870, par l'architecte Beyaert qui l'a affublée
d'une toiture, mais aussi de machicoulis, celle-ci marque l'une des
principales entrées dans la ville, à l'époque où
celle-ci était ceinturée par la deuxième enceinte.
C'est la seule porte qui subsiste de la deuxième enceinte.
Juste un peu en contre-bas, on remarque un monolite de granit rose (poids
20 tonnes !), uvre réalisée par Manolo Paz, offerte
par la Gouvernement de la Galice. En redescendant le boulevard, on atteint
la Cité Fontainas (sur la gauche). Construite en 1860, à
l'initiative de l'échevin Fontainas, qui se dévoua à
l'amélioration de l'instruction publique. A l'origine, celle-ci
était exclusivement destinée au logement des instituteurs
communaux pensionnés, qui se voyaient proposés un abri,
sans autre prérogative que l'ordre d'ancienneté.
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La
statue de Philippe Marnix de Sainte-Adelgonde. |
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En revenant sur ses pas dans la rue Haute, ne pas manquer au n°255,
la façade de l'école ornée de la statue de Philippe
Marnix de Sainte-Adelgonde.
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Fresque
murale de Quick et Flupke. |
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Peu après, ne pas manquer la fresque murale peinte sur le pignon
à l'angle de la rue des Capucins. Au 207, la façade de
l'ancien cinéma Rialto témoigne de la grande époque
de cette salle qui attirait de nombreux spectateurs. Voir aussi le porche
au n°182. On arrive au square Bruegel. Intéressante vue sur
le Palais de Justice.
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Anciennes
usines Jacqmotte. |
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Au 139, subsiste la prestigieuse entrée des anciennes usines Jacqmotte. Le complexe a fait l'objet d'une vaste opération de réhabilitation à l'initiative de l'architecte Jaspers. De nos jours, l'immeuble est occupé notamment par la banque Triodos, la société Donaldson, GV/Company et par l'architecte M.Jaspers & Partners.
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L'immeuble
occupé au 16e siècle, par le peintre Pierre Bruegel et son
épouse Maria Coeke. |
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A hauteur du n°132, à l'angle de la rue de la Porte Rouge,
se dresse l'immeuble occupé au 16e siècle, par le peintre
Pierre Bruegel et son épouse Maria Coeke. Le bâtiment a
fait l'objet d'une restauration très lourde (on ne visite pas).
Ne pas manquer de jeter un regard à l'impasse des Chansons (116,
rue Haute). L'une des rares impasses qui subsiste encore rue Haute,
alors qu'au siècle dernier on en dénombrait 42 !
Peu avant la place de la Chapelle, ne pas manquer de visiter la rue
des Chandeliers (hauteur XX rue Haute). Cette ruelle très ancienne,
puisque déjà mentionnée en 1349, semble monter
à l'assaut de quelque Butte de Montmartre. Plus terre à
terre, celle-ci permet de rejoindre la rue des Minimes, et par là,
le Sablon.
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la
Tour Anneessens. |
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Après avoir traversé la place de la Chapelle, on continue
la promenade en direction du boulevard de l'Empereur (tout droit). Après
une centaine de mètres, on découvre la Tour Anneessens,
vestige du système défensif de la première enceinte.
En revenant sur ses pas, on rejoint la place de la Chapelle.
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L'église
de la Chapelle |
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On ne manquera pas de visiter l'église. Située face à
nos établissements, l'église de la Chapelle se distingue
aisément du paysage urbain, grâce à son clocher
original, réalisé en 1708 par Pastorana. Bâtie dès
1134, hors de la première enceinte, sur décision de Godefroid
1er, duc de Brabant, qui offre une chapelle aux moines de l'abbaye du
Saint-Sépulchre de Cambrai, l'église devient la seconde
paroisse de Bruxelles, dès 1210.
En 1405, un violent incendie détruit l'édifice en même
temps que 2.400 maisons du quartier. Dès le 16e siècle,
la grande nef est construite. En 1569, le peintre Pierre Bruegel y est
enterré. Parmi les monuments funéraires, ne pas manquer
celui de François Anneessens, du duc de Croy, de la famille Spinola,
ainsi que celui de St Boniface. L'église recèle bien d'autres
curiosités comme la Vierge de, une très belle Trinité
(Xve s.), des fonts baptismaux (1475). A voir aussi la chaire de Vérité,
due au talent de Plumier (1721) et les Grandes Orgues. Sur demande,
il est possible de visiter la Sacristie (très beaux lambris).
De 1989 à 1996, l'église a bénéficié
d'importants travaux de restauration, sous la direction de l'architecte
Marcel Mignot. Grâce à son élégance, et à
la qualité de l'acoustique, de nombreux concerts y sont organisés
tout au long de l'année (renseignements au 02 513 53 48). La
boucle est terminée, nous revoilà à notre point
de départ.
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